💡 Pourquoi c'est important
Sans un vrai engagement des magasins et des consommateurs, cette mesure risque de ne pas atteindre ses objectifs écologiques, alors que la France peine déjà à recycler suffisamment ses emballages.
🔑 Points clés
- L’expérimentation de la consigne de verre est limitée à 4 régions et 350 magasins, loin des 1 000 initialement prévus
- Les produits consignés sont peu disponibles, jusqu’à trois fois plus chers que les emballages jetables, et mal mis en avant en magasin
- Seulement 24 % des bouteilles sont rapportées en moyenne, un taux qui reste en dessous des objectifs fixés par la loi Agec
📝 Résumé
Depuis juin 2025, la consigne sur les bouteilles en verre fait son retour dans quatre régions françaises (Bretagne, Hauts-de-France, Normandie, Pays de la Loire) dans le cadre d’une expérimentation de 18 mois. L’idée est simple : rapporter ses bouteilles vides pour récupérer quelques centimes et les faire réutiliser, plutôt que de les jeter. Pourtant, le dispositif peine à décoller. Les produits consignés restent rares en magasin, souvent plus chers que les versions jetables, et les enseignes ne jouent pas vraiment le jeu. Certains supermarchés, comme ce Super U à Nantes, montrent l’exemple avec un automate qui a déjà récupéré 3 000 bouteilles, mais la moyenne nationale reste très basse.