💡 Pourquoi c'est important
Ces révélations montrent comment des outils de surveillance de masse, initialement conçus pour lutter contre le crime, peuvent servir à museler la presse et à espionner des adversaires politiques, y compris en Europe.
🔑 Points clés
- Le Maroc a massivement utilisé le logiciel espion Pegasus (fabriqué en Israël) pour surveiller des milliers de personnes, dont des journalistes et opposants
- Un ancien agent marocain a confirmé l’utilisation de méthodes intrusives comme Cellebrite pour extraire des données de smartphones en quelques minutes
- Des dirigeants étrangers (dont Macron et Sánchez) et des militaires (comme le chef d’état-major algérien) ont été ciblés par ces opérations de #Surveillance
📝 Résumé
Quatorze médias européens viennent de lever le voile sur un vaste système d’espionnage orchestré par le Maroc depuis plusieurs années. Leur enquête révèle comment les services de renseignement marocains, notamment la DGST, ont utilisé des outils high-tech comme Pegasus ou Cellebrite pour surveiller des journalistes, des opposants et même des dirigeants étrangers. Un ancien agent des services secrets marocains a confirmé ces pratiques en détaillant des méthodes d’intrusion ultra-précises, comme le piratage d’un téléphone en moins de deux heures. Le journaliste Omar Radi, emprisonné après des enquêtes gênantes pour le pouvoir, incarne cette répression. Mais le Maroc n’a pas limité ses cibles à ses frontières : des chefs d’État européens, des ministres et des militaires ont aussi été visés.