Marjane Satrapi était la voix, la porte-parole de toutes les Iraniennes en exil
La disparition de Marjane Satrapi, autrice et dessinatrice de *Persépolis*, a profondément touché les Iraniennes exilées, notamment celles qui ont grandi dans les années 1980. Beaucoup évoquent sa mort comme une conséquence de la tristesse, un sentiment partagé par de nombreux Iraniens en exil. Pour ces femmes, Satrapi était bien plus qu’une artiste : elle incarnait leur histoire, leurs combats et leur double culture. Ses BD ont mis des mots et des images sur des expériences souvent incomprises en Occident, comme un miroir tendu à leur génération. Son travail a aidé des milliers de personnes à se reconnaître dans des récits universels, tout en gardant une touche iranienne unique.