En Colombie, le séisme révèle «l’abandon historique» des régions afrodescendantes par l’État
Une semaine après un violent séisme en Colombie, le bilan dépasse les 300 morts. Si les médias parlent surtout de Cali ou Pereira, la région du Chocó, épicentre du tremblement de terre, paie un lourd tribut. Cette zone rurale, majoritairement peuplée d'Afro-Colombiens, cumule les difficultés : infrastructures fragiles, routes impraticables et services publics quasi inexistants. Pour les habitants et les associations, ce drame révèle des inégalités criantes, bien avant le séisme. L'État a longtemps négligé ces territoires, où l'accès aux soins ou à l'éducation reste un luxe. Le séisme agit comme un miroir grossissant de ces abandons historiques.