← Retour à l'accueil

#Colonialisme

Découvrez les dernières actualités et analyses sur le colonialisme, ses héritages et ses enjeux contemporains. Retrouvez des articles informatifs sur les mouvements de décolonisation, les débats mémoriels et les impacts socio-économiques à travers le monde.

9 articles

⏱ 1 min

La Guinée demande à la France la restitution du crâne de Bokar Biro et de trois de ses proches

La Guinée a officiellement demandé à la France de lui rendre les crânes de Bokar Biro et de trois de ses proches, dont son frère et son père. Ces restes humains appartenaient à des figures historiques majeures du Fouta-Djalon, une région guinéenne autrefois dirigée par Bokar Biro, dernier Almamy. Ce dernier cumulait les rôles de chef politique et religieux dans cet État théocratique. La demande a été déposée fin juillet par le ministre guinéen de la Culture. Ces crânes, conservés en France, symbolisent une page sombre de l’histoire coloniale et des tensions persistantes autour des restitutions d’objets culturels.

💡 Pourquoi : Ces restitutions pourraient apaiser des tensions mémorielles et symboliser la reconnaissance des crimes coloniaux, tout en renforçant les relations culturelles entre les deux pays.
Lire →
⏱ 1 min

Rencontre avec la Soudanaise Suzannah Mirghani, réalisatrice de “Cotton Queen”

Au Soudan, une réalisatrice et historienne, Suzannah Mirghani, signe un film qui plonge dans la vie d’un village où les femmes cultivent le coton depuis des générations. À travers les yeux de Nafisa et de sa grand-mère Al-Sit, elle raconte comment la tradition et la sororité résistent face à un projet industriel étranger. Ce projet menace les cultures locales et les moyens de subsistance des habitantes, tout en réveillant les blessures laissées par l’époque coloniale britannique. Le film, *Cotton Queen*, sort en France début août, mais son tournage a été perturbé par la guerre civile soudanaise de 2023. Mirghani, qui enseigne aussi à l’université de Georgetown au Qatar, a puisé dans ses recherches pour mêler fiction et réalité dans cette histoire.

💡 Pourquoi : Ce film met en lumière les conflits entre modernité industrielle et traditions locales, un enjeu qui touche des millions de personnes dans le monde face aux pressions économiques et historiques.
Lire →
⏱ 11 min

Avant l'écoféminisme, Suzanne Césaire tissait déjà le lien entre colonisation et destruction du vivant

Suzanne Césaire, figure méconnue de la Martinique, a marqué l’histoire intellectuelle bien avant que l’écoféminisme ne devienne un courant à la mode. Entre 1941 et 1945, cette institutrice, mère de six enfants et cofondatrice de la revue *Tropiques*, a exploré le lien entre identité antillaise, terre et résistance face au colonialisme. Ses textes, comme *Malaise d’une civilisation*, dépeignent un Martiniquais enraciné dans la nature, loin des clichés exotiques ou des stéréotypes racistes. Elle y dénonce aussi l’exploitation des ouvriers agricoles et la destruction environnementale, des problèmes qui persistent aujourd’hui. Son approche poétique et politique, mêlant écologie et féminisme, en fait une pionnière dont l’héritage résonne encore.

💡 Pourquoi : Comprendre son travail éclaire les racines des luttes écologiques et culturelles actuelles dans les Antilles, où les mêmes enjeux de domination et de rapport à la terre restent d’actualité.
Lire →
⏱ 1 min

Mysore, le royaume indien qui a défié l’East Indian Company

Au 18ème siècle, la Compagnie des Indes orientales, une entreprise britannique, se transforme en une machine de guerre économique. Avec l'appui de l'État anglais, elle écrase les royaumes locaux pour contrôler l'Inde et ses richesses. En 1757, elle écrase les troupes du Bengale à Plassey, marquant un tournant dans sa domination. Face à elle, des dirigeants comme Haidar Ali, roi de Mysore, résistent avec des armées mixtes. Ces conflits montrent comment une poignée d'hommes d'affaires a pu, avec le temps, devenir les maîtres d'un sous-continent entier.

💡 Pourquoi : Comprendre cette période éclaire comment les entreprises peuvent, avec le soutien de l'État, façonner l'histoire et les équilibres géopolitiques.
Lire →
⏱ 1 min

L'histoire d'Edmond Albius, l'enfant esclavisé qui mondialisa la vanille

La vanille, cette épice douce et parfumée que tout le monde adore, a mis du temps à conquérir le monde. Contrairement au café ou au cacao, elle ne poussait pas dans des plantations géantes. Son succès fulgurant au XIXe siècle doit beaucoup à un adolescent réunionnais, Edmond Albius, réduit en esclavage. Ce jeune homme a découvert une technique simple pour féconder les fleurs de vanille à la main, une astuce qui a fait de la France le premier producteur mondial pendant un temps. Pourtant, son nom est resté dans l'ombre pendant des décennies, comme si l'histoire avait oublié son rôle clé.

💡 Pourquoi : Comprendre cette histoire rappelle comment des innovations simples, souvent portées par des personnes marginalisées, peuvent transformer des économies entières.
Lire →
⏱ 1 min

Le Royaume-Uni reconnait 10000 soldats du Penjab morts pendant la Première Guerre mondiale

Le Royaume-Uni va enfin inscrire près de 10 000 soldats punjabis morts pendant la Première Guerre mondiale dans son registre officiel des victimes. Ces hommes venaient d’une région aujourd’hui partagée entre l’Inde et le Pakistan, mais qui faisait alors partie de l’Empire britannique. Leur sacrifice, longtemps ignoré, va être officiellement reconnu après des décennies d’oubli. Ces soldats ont combattu sous le drapeau britannique, comme des milliers d’autres issus des colonies, mais leur mémoire a été effacée des livres d’histoire. Leur inclusion dans ce registre marque une étape importante pour la reconnaissance de leur contribution à la guerre. Cette décision pourrait aussi relancer des débats sur la façon dont l’histoire traite les soldats issus des anciennes colonies.

💡 Pourquoi : Cette reconnaissance rappelle que l’histoire des conflits mondiaux ne se limite pas aux récits européens, et invite à réévaluer la place des soldats coloniaux dans la mémoire collective.
Lire →
⏱ 1 min

L’amour aux temps des guerres impériales, avec Abdulrazak Gurnah

Le dernier roman d'Abdulrazak Gurnah, *Les Vies d'après*, est désormais disponible en format poche deux ans après sa sortie en français. Ce livre raconte l'histoire de personnes qui tentent de reconstruire leur vie malgré les ravages d'une guerre, dans la Tanzanie d'autrefois sous domination allemande. L'auteur, prix Nobel de littérature, y explore la résilience humaine face aux traumatismes collectifs. L'histoire se déroule dans un contexte historique précis, mêlant drames personnels et contexte colonial. Une lecture qui invite à réfléchir sur la survie et la reconstruction après les conflits.

💡 Pourquoi : Ce livre permet de mieux comprendre les conséquences durables des guerres sur les individus et les sociétés, à travers une narration accessible et poétique.
Lire →
⏱ 11 min

« Le WWF est né du racisme, du colonialisme et du capitalisme »

La démission surprise de la présidente du WWF France, Alexandra Palt, après sa participation à une marche antiraciste, a mis en lumière les tensions internes de l'organisation. Fondé dans un contexte colonial et capitaliste, le WWF collabore aujourd'hui avec des multinationales comme Shell ou Coca-Cola, tout en expulsant des populations locales de parcs naturels en Afrique et en Asie. L'historien Guillaume Blanc dénonce un « colonialisme vert » toujours actif, où la protection de la nature sert parfois à masquer des pratiques violentes ou des partenariats douteux.

💡 Pourquoi : Comprendre les contradictions du WWF éclaire les limites de certaines organisations écologistes, souvent liées à des intérêts économiques puissants, et interroge leur capacité à concilier justice sociale et protection de l'environnement.
Lire →
⏱ 1 min

Restitution des œuvres pillées : la nouvelle loi française équivaut à “un séisme”

La France vient de franchir un cap symbolique en adoptant une loi qui permet enfin de rendre des œuvres d'art pillées pendant la colonisation. Ce texte, attendu depuis 2017, a été signé par Emmanuel Macron et publié ce week-end. Jusqu'ici, les musées français refusaient catégoriquement de se séparer de leurs collections, considérées comme inaliénables. Résultat : seulement quelques restitutions avaient eu lieu en plus de quarante ans. Avec cette nouvelle loi, le processus devient plus simple et légal, ce qui change la donne pour les pays africains concernés. Un petit pas, mais un pas important dans la reconnaissance des injustices coloniales.

💡 Pourquoi : Cette loi marque un tournant dans la gestion du patrimoine culturel français et dans la relation avec les anciennes colonies.
Lire →