Au Nigeria, le recours controversé aux groupes d’autodéfense
Au Nigeria, dans l’État d’Adamawa, des groupes d’autodéfense comme Pulaku, composés majoritairement de Peuls, tentent de combler le vide laissé par l’État face à l’insécurité grandissante. Ces milices, qui comptent environ 500 membres, interviennent pour lutter contre les enlèvements et les vols de bétail, mais leur action soulève des questions sur leurs méthodes. En 2025-2026, 77 enlèvements ont été recensés dans la région, tandis que des milliers de têtes de bétail disparaissent chaque année. Ces groupes, parfois soutenus par les autorités locales, agissent en marge de la loi, ce qui peut mener à des dérives comme des violences ou des détentions illégales. Leur existence reflète une tendance plus large : face à l’incapacité des forces de l’ordre à protéger les populations, les communautés se tournent vers des solutions locales, parfois risquées.