Bolivie : la division ethnique et le racisme, facteurs sous-jacents de la crise
Depuis plus d’un mois, des routes en Bolivie sont bloquées par des syndicats et des groupes paysans, qui réclament le départ du président Rodrigo Paz. Ils lui reprochent d’avoir tourné le dos à ses promesses et de favoriser les grands propriétaires terriens plutôt que les populations locales. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte tendu : après vingt ans de gouvernement de gauche dirigé par Evo Morales, les communautés amérindiennes, majoritaires dans le pays, refusent de voir leurs droits ignorés. À La Paz, la capitale, les tensions montent, avec des discours racistes et des appels à la violence contre les indigènes. Certains craignent que le pays ne sombre dans un conflit ethnique ouvert.