Face au nouveau désordre mondial, nous ne sommes pas prêts
L’historienne Margaret MacMillan alerte dans un essai publié par le *New York Times* : le monde traverse une période de bouleversements majeurs (guerres imprévisibles, dérèglement climatique, révolution de l’intelligence artificielle) pour lesquels ni les dirigeants, ni les institutions, ni les citoyens ne sont préparés. Comme une tempête qui s’annonce avec des signes avant-coureurs (vent qui tombe, marée basse, nuages qui s’accumulent), ces crises laissent des indices, mais on a tendance à les minimiser ou à les ignorer jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Les sociétés stables, habituées à un ordre apparent, sous-estiment souvent ces menaces, comme si elles vivaient dans un monde idéalisé où tout irait pour le mieux. Pourtant, l’histoire montre que les révolutions et les bouleversements internationaux se préparent souvent dans l’ombre, avant d’éclater au grand jour.