"On parle trop souvent à la place des jeunes" : derrière les mobilisations lycéennes, le mal-être de toute une génération ?
Depuis mi-septembre, les lycées français s’embrasent : des milliers d’élèves descendent dans la rue avec des pancartes qui parlent d’elles-mêmes. Derrière les revendications concrètes – plus de moyens pour les lycées, des emplois du temps allégés, la fin de Parcoursup – se cache une colère plus large. Cette génération, née entre 2008 et 2011, a grandi sous le signe des crises : pandémie, guerre en Ukraine, dérèglement climatique, montée de l’intelligence artificielle. Résultat ? Un sentiment d’angoisse tenace : 19 % des lycéens présentent un risque de dépression, et près de 4 lycéens sur 10 craignent pour l’avenir de la planète. Les réseaux sociaux, à la fois outils de mobilisation et vitrines de leur mal-être, amplifient ce ras-le-bol. Mais le plus dur, pour eux, reste de se sentir ignorés, voire méprisés, par les adultes qui décident de leur avenir.