Au Vietnam, que reste-t-il de la clameur des vendeurs de rue ?
À Hanoï, les rues avaient autrefois une bande-son bien à elles : les chants des marchands ambulants qui annonçaient l’aube avec des mélodies reconnaissables, comme des notes de musique du quotidien. Ces appels, mêlés au bruit des chariots sur les pavés inégaux, rythmaient la vie des habitants bien plus que des horloges. Aujourd’hui, ces sons ont presque disparu, remplacés par le vrombissement des motos et les annonces publiques. Ce changement ne touche pas que l’ambiance sonore : il efface aussi des repères qui structuraient la ville, comme une chanson qu’on oublierait peu à peu.