L’écrivain, le dernier «humain» ?
L’affaire Thélyson Orélien a mis en lumière une question brûlante : l’écriture, ce geste humain par excellence, peut-elle encore résister à l’intelligence artificielle ? Pour Tiphaine Samoyault, spécialiste de Roland Barthes, cette crise ouvre une boîte de Pandore où se mêlent des enjeux complexes. D’abord, le pillage de contenus : des textes entiers servent à nourrir les algorithmes sans que leurs auteurs ne soient toujours consultés. Ensuite, la protection des droits d’auteur, qui vacille face à des outils capables de générer des œuvres en quelques secondes. Enfin, l’impact écologique de ces technologies, souvent invisibilisé, interroge : écrire avec l’IA a un coût environnemental bien réel. Autant de défis qui pourraient rebattre les cartes de la création littéraire.