Au Sénégal, le lait de chamelle se vend à prix d’or
Au petit matin dans le Ferlo, au Sénégal, les dromadaires s’éveillent dans un paysage aride où l’herbe se fait rare. Les éleveurs maures, reconnaissables à leurs boubous colorés, guident leurs troupeaux vers des pâturages cachés, guidés par une connaissance intime du terrain. Les femmes préparent déjà les calebasses pour traire les animaux, une opération minutieuse qui donne un lait rare et très recherché. Ce lait de chamelle, plus cher que l’or, séduit pour ses vertus nutritionnelles et médicinales, notamment dans les milieux urbains. Les prix flambent, transformant cette tradition pastorale en une activité économique lucrative. Une course contre la montre s’engage pour répondre à une demande croissante, dans un climat où la sécheresse menace les ressources.