A Prato, en Italie, la colère monte contre les dérives de la fast-fashion asiatique, gangrenée par la mafia chinoise
À Prato, en Toscane, l’industrie textile européenne la plus importante tremble sous le poids d’une concurrence déloyale venue d’Asie. Des usines chinoises installées sur place jouent avec les règles : elles ne paient pas leurs impôts, emploient des travailleurs sans papiers et exploitent une main-d’œuvre migrante souvent en situation précaire. Résultat, une économie parallèle se développe, où les coûts sont artificiellement bas et les marges, gonflées. Les entreprises locales, déjà fragilisées, crient au scandale face à cette concurrence qui fausse le marché. La situation alimente aussi des tensions sociales, avec des ouvriers exploités et des habitants inquiets pour leur emploi. Les autorités tentent de réguler, mais le phénomène prend de l’ampleur.