Pourquoi je préfère le carnet au journal intime
Une jeune femme de 18 ans à Brooklyn en 1939 note ses pensées dans un carnet, sans se soucier du style ou de la postérité. Ses mots sont spontanés, drôles et parfois glaçants, comme quand elle décrit des amis collés l’un à l’autre lors d’une fête ou évoque des rumeurs sur les animaux tués en Europe. Contrairement à l’autrice, qui peine à tenir un journal intime sans se sentir en représentation, sa grand-mère écrit comme elle parle, avec naturel. Ce carnet devient un miroir de son époque, mêlant détails du quotidien et pressentiments sur l’avenir. Il capture une époque sans chercher à la magnifier, juste à la vivre.