Pour les expatriés handicapés, la libre circulation est un trompe-l’œil
Bouger pour travailler dans un autre pays de l’Union européenne, c’est souvent un vrai casse-tête pour les personnes en situation de handicap. Malgré l’idée d’une Europe sans frontières, la réalité est bien différente : chaque pays a ses propres règles pour définir le handicap, et ces différences compliquent tout. Résultat, les démarches administratives doivent être recommencées à zéro, sans garantie de soutien financier ni accès aux soins pendant la transition. Les transports mal adaptés et les infrastructures inadaptées rendent aussi le départ difficile, et une fois sur place, les discriminations peuvent freiner l’embauche. Même les nouvelles mesures européennes, comme la carte du handicap, ne changent pas grand-chose pour ceux qui veulent s’installer durablement.