Sentez, vous êtes au musée : quand l’art joue avec notre odorat
L’art contemporain ne se contente plus de stimuler la vue : il s’invite dans nos narines. À Londres, des expositions récentes misent sur l’odorat pour immerger le public. Par exemple, une œuvre de Marguerite Humeau mêle cire d’abeille et parfum de ruche, tandis qu’une installation de Máret Ánne Sara évoque l’angoisse des rennes à travers une odeur synthétique. La Frieze Art Fair, qui ouvre ses portes en octobre, confirme cette tendance en intégrant des expériences sensorielles dans ses stands. Même les musées traditionnels, comme le Tate Modern, testent ces dispositifs pour capter l’attention autrement. L’idée ? Créer des souvenirs mémorables en jouant sur des sensations moins explorées. Les visiteurs deviennent ainsi des explorateurs, armés de leur nez autant que de leurs yeux.