Le problème, ce n’est pas seulement Infantino, c’est le système même de la FIFA
Gianni Infantino, le patron de la FIFA, vient de faire machine arrière après une tentative controversée : vendre une partie de l’institution à des investisseurs privés pour 20 milliards de dollars. Son projet a été enterré en quatre jours, sous les sifflets des médias et des membres de son propre entourage. Infantino, qui promettait transparence et renouveau en 2016, se retrouve aujourd’hui dans la même situation que son prédécesseur, Sepp Blatter, lui aussi contraint à la démission après des affaires de corruption. Le football mondial semble coincé dans un cercle vicieux où les scandales reviennent sans cesse, quel que soit le dirigeant. La FIFA a besoin de changements profonds, pas seulement d’un nouveau visage à sa tête. Les promesses de réforme restent lettre morte, et les supporters, eux, en ont assez de voir leur sport traîné dans la boue.