Vivre à côté d'usines, de stations d'épuration, de décharges : comment les « gens du voyage » subissent le racisme environnemental
En France, les gens du voyage subissent une double peine : non seulement ils sont exclus socialement, mais on les parque souvent près de sites polluants. Avec seulement 26 000 places légales pour 300 000 personnes, beaucoup vivent dans des conditions précaires, entre expulsions et harcèlement administratif. Leur espérance de vie est réduite de jusqu’à quinze ans à cause de cette exposition forcée à la pollution. Derrière ce système se cache une logique d’exclusion systémique, où l’écologie est parfois détournée pour justifier leur marginalisation. Pourtant, des voix s’élèvent pour dénoncer ce 'racisme environnemental' et appeler à une convergence des luttes.