À San Francisco, les artistes s’organisent face à la gentrification
À San Francisco, les loyers explosent depuis l’arrivée des géants de la tech, poussant les artistes hors des quartiers qu’ils ont rendus célèbres. Une maison où Jack Kerouac a écrit *Sur la route* vaut aujourd’hui plus d’un million et demi d’euros, bien loin des prix accessibles dans les années 1950. Les ateliers d’artistes, comme celui de la photographe Dorothea Lange, deviennent des biens de luxe, inaccessibles aux créateurs. Pourtant, ces derniers restent indispensables à l’âme des villes : ils attirent les foules, inspirent les lieux et donnent une identité aux quartiers. Certains tentent de s’organiser pour résister, mais la pression immobilière semble souvent plus forte que leur créativité.