Incendies en Algérie : le “y a qu’à, faut qu’on” est devenu “une méthode de gouvernement”
En Algérie, après les gigantesques incendies qui ont ravagé des forêts et des villages, le gouvernement a choisi une réponse choc : accélérer la peine de mort pour les incendiaires présumés. Le président a aussi promis de rétablir l’électricité, l’eau et les aides aux sinistrés en un temps record. Sauf que ces annonces donnent l’impression que l’État agit, alors qu’il se contente de réagir après le drame. Plutôt que d’analyser les causes profondes (réseaux électriques défaillants, forêts mal entretenues, moyens de secours insuffisants), on préfère désigner un coupable et brandir la fermeté. Résultat : les vraies solutions, celles qui évitent les catastrophes, restent en plan.