Les « patients brancards » dans les couloirs des services des urgences en surchauffe, un phénomène devenu « chronique »
Une patiente a passé six jours sur un brancard aux urgences d’Orléans début août, un cas extrême qui révèle une situation devenue presque normale dans les hôpitaux : les services d’urgence sont saturés. En dix ans, le temps passé aux urgences a augmenté, et l’été, avec ses vagues de chaleur, aggrave encore les choses. Les soignants parlent d’un phénomène qui se banalise, comme si c’était une fatalité. Pourtant, derrière ces chiffres, ce sont des vies qui attendent, parfois dans des conditions inconfortables. Les urgences, conçues pour des passages rapides, deviennent des zones de transit prolongé, faute de lits ou de personnel suffisant. Ce n’est pas un problème ponctuel, mais une tendance de fond qui touche tout le système de santé.