En cédant à l’extrême droite, Benyamin Nétanyahou s’est fourvoyé
Pendant des décennies, le Likoud, parti de droite israélien, a toujours refusé de s’allier avec les groupes ouvertement racistes ou suprémacistes, même s’il partageait avec eux une vision nationaliste. Son fondateur, Menahem Begin, avait clairement tracé une ligne rouge pour écarter ces idées extrêmes. Mais Benyamin Nétanyahou a progressivement effacé cette frontière, pas par conviction, mais par calcul politique. En cherchant à rassembler toutes les forces de droite pour gouverner, il a fini par intégrer des alliés aux positions radicales. Résultat : une droite israélienne moins unie qu’avant, et des débats qui brouillent les repères entre nationalisme et extrémisme.