Le meurtre d’une Japonaise de 39 ans à Okinawa menace de compromettre l’alliance entre Tokyo et Washington
Un soldat américain de 20 ans, basé à Okinawa, est accusé d’avoir tué une Japonaise de 39 ans dans un hôtel de Naha, la capitale de l’archipel. L’homme, en poste sur la base de Futenma, nie les faits mais est aussi soupçonné de vol. L’affaire a provoqué des manifestations locales, où plus de 200 personnes ont crié leur colère contre les bases militaires américaines, jugées responsables de violences répétées. Depuis des décennies, Okinawa concentre 70 % des installations militaires US au Japon, et des drames similaires, comme le viol d’une fillette en 1995, ont alimenté un sentiment d’injustice tenace. Le gouverneur fraîchement élu a exigé une révision du traité qui protège les soldats américains de la justice japonaise. Tokyo et Washington, qui voient Okinawa comme un rempart stratégique face à la Chine, craignent que cette affaire ne réveille l’hostilité locale avant un exercice militaire prévu mi-octobre.