Fin de vie : la croisade des établissements de santé catholiques pour introduire une clause de conscience collective
Le Conseil constitutionnel doit trancher d’ici dimanche si les établissements de santé catholiques peuvent refuser, en bloc, de participer à l’aide à la fin de vie. Cette proposition de loi, votée à l’Assemblée mi-juillet, divise : certains y voient une protection de leurs convictions, d’autres une entrave aux droits des patients. Les opposants à la loi ont saisi les juges pour bloquer cette clause de conscience collective, qui permettrait à des hôpitaux ou Ehpad religieux de ne pas appliquer la loi sur l’aide à mourir. Le débat oppose liberté de conscience et accès aux soins, dans un pays où la laïcité reste un sujet sensible. La décision du Conseil pourrait redéfinir les limites entre croyances et législation médicale.