Pourquoi le mot « environnement » agace de plus en plus d'écologistes
Chaque 5 juin, la Journée mondiale de l’environnement refait surface dans les médias, mais le mot lui-même dérange de plus en plus. Pour certains chercheurs et militants, « environnement » donne l’impression que la nature n’est qu’un décor où l’humain évolue en spectateur, comme s’il était séparé du reste du vivant. D’autres préfèrent parler de « vivant » ou d’« habitabilité », des termes qui placent l’humain au même niveau que les animaux, les plantes ou les écosystèmes. Derrière ces débats de vocabulaire se cache une vraie question : comment parler de la crise écologique sans tomber dans les pièges d’un langage qui minimise les enjeux ?