À Ceuta, le grand bal des hypocrites
La crise de Ceuta a révélé un festival d’hypocrisies politiques où chacun joue un rôle, souvent à contretemps. Le Maroc, accusé d’avoir laissé faire ou même encouragé l’afflux de migrants vers l’enclave espagnole, a multiplié les déclarations lénifiantes sur sa « loyauté », alors que des images montraient une police passive face aux candidats à l’exil. L’Espagne, de son côté, pointe les mafias mais évite de nommer son partenaire marocain, par crainte de braquer Rabat. L’Union européenne, divisée, a vu certains pays comme l’Italie brandir la menace migratoire pour justifier des mesures spectaculaires, avant de reculer face à la réalité des faits.