"Ils sont dans le bla-bla, plutôt que dans l'action" : à Lens, la colère des lycéens ne retombe pas après que l'un d'eux a eu la main arrachée
À Lens, la colère des lycéens ne faiblit pas après l’accident grave d’un camarade de 15 ans, dont la main a été arrachée par une grenade assourdissante lundi. Le ministre de l’Intérieur a suspendu leur usage dans les mobilisations lycéennes, mais les élèves restent sceptiques : les promesses ne suffisent pas à effacer l’image d’une intervention policière jugée excessive. Mercredi, devant leur lycée entouré de fourgons de CRS, certains élèves ont du mal à se concentrer sur les cours, encore sous le choc. Une rencontre avec la rectrice et des responsables scolaires a laissé un goût amer : les lycéens attendaient des solutions concrètes, comme des réparations urgentes dans leur établissement, mais n’ont obtenu que des annonces vagues. Résultat, une nouvelle journée de mobilisation est prévue jeudi, portée par les syndicats étudiants.