Fast-fashion : la loi enfin adoptée, mais édulcorée
Après deux ans de discussions, la loi française contre la fast-fashion a finalement été adoptée fin juin, mais elle a été largement vidée de sa substance. À l'origine, le texte visait à limiter toute la mode jetable, mais il ne cible plus que les plateformes d'ultra-fast-fashion comme Shein ou Temu, pour ne pas froisser les marques européennes. Le cœur du dispositif repose sur trois mesures : un malus pouvant aller jusqu'à 50 % du prix des vêtements, l'obligation d'afficher des messages sur le recyclage ou la sobriété, et l'interdiction de la publicité pour ces produits. Pourtant, des associations craignent que le texte ne soit trop faible pour vraiment changer la donne, surtout si les décrets d'application ne sont pas assez stricts.