La « cocaïne des mers » : dans les rouages du trafic de vessies de poissons
Sur les docks de Georgetown, au Guyana, des pêcheurs trient des vessies de poisson séchées qui ressemblent à des ballons dégonflés. Pourtant, ces déchets sans valeur alimentaire se vendent à prix d’or en Asie, entre 1 000 et 1 500 euros le kilo. Considérées comme un mets de luxe en Chine, elles alimentent un trafic illégal qui pousse les pêcheurs à braconner jusqu’en Guyane française, où les stocks d’acoupa rouge s’effondrent. Ce commerce opaque, lié à des réseaux criminels, ravage aussi les écosystèmes marins, piégeant tortues et dauphins dans des filets abandonnés. Les autorités tentent de lutter, mais les moyens restent limités face à l’ampleur du phénomène.