Pêcheurs violentés, animaux amputés : la réalité de l'industrie du calmar
L’industrie mondiale du calmar cache une face sombre : des pêcheurs exploités et des océans malmenés. Un rapport récent, basé sur des centaines de témoignages de marins indonésiens et philippins, révèle des conditions de travail dignes du XIXe siècle à bord de navires chinois, taïwanais ou coréens. Violences, dettes forcées, doigts gelés… Les abus sont quotidiens. Côté mer, c’est encore pire : requins découpés vivants, tortues utilisées comme appâts, espèces protégées capturées par erreur. Pourtant, l’Europe, dont la France, importe massivement ces calmars, avec une croissance prévue de 4 % par an d’ici 2035.