"Une priorité en chasse une autre" : critiqués dans l'affaire Lyhanna, magistrats et enquêteurs pointent la politique changeante du ministère
Entre narcotrafic, violences sexuelles et maltraitance infantile, les professionnels de la justice sont submergés par des circulaires ministérielles qui changent de priorités comme on tourne les pages d’un livre. Résultat : impossible de traiter tous les dossiers urgents à la fois, surtout quand les effectifs restent insuffisants. L’affaire Lyhanna a mis en lumière ces tensions, avec des magistrats et policiers qui dénoncent un système où les bonnes intentions s’effritent face au manque de moyens. Certains tribunaux doivent même choisir entre des dossiers récents et des affaires anciennes, au risque de laisser traîner des situations critiques. Les syndicats pointent du doigt une politique pénale qui donne l’impression de courir après les urgences sans jamais les résoudre vraiment.