Faut-il repenser le “41 bis”, le régime carcéral dur pour les mafieux ?
En Sardaigne, un parrain de la mafia sicilienne, Leoluca Bagarella, croupit depuis 31 ans dans une prison ultra-sécurisée. À 84 ans, il purge 13 peines de prison à vie sans espoir de sortie, dans un régime carcéral si strict qu’il coupe tout contact avec l’extérieur. Ce système, appelé '41 bis', a été créé en 1986 et durci après les attentats mafieux de 1992. Son but ? Empêcher les chefs criminels de continuer à diriger leurs réseaux depuis leur cellule. Mais après 40 ans d’existence, le débat s’ouvre : ce régime est-il toujours efficace, ou faut-il le repenser ?