« Evidemment qu’on se “frite”, on n’est jamais d’accord, on s’engueule » : un an de négociations à couteaux tirés pour racheter et dépecer SFR
Imaginez trois boxeurs dans un ring qui se disputent un gros sac de billets, mais au lieu de se battre à coups de poings, ils négocient âprement pour récupérer les morceaux d’un géant des télécoms, SFR. Pendant un an, Orange, Bouygues Telecom et Free, habitués à se chercher des noises, ont joué au chat et à la souris avec Patrick Drahi, un businessman réputé pour ses coups de poker. Les discussions ont frôlé l’explosion à plusieurs reprises : menaces, clashs et coups bas ont rythmé les échanges. Finalement, le 6 juin, un accord a été signé pour un rachat à plus de 20 milliards d’euros, qui va entraîner le démantèlement de SFR. Une opération digne d’un thriller financier, où chacun tente de tirer la couverture à soi.