Mouvement lycéen : « Une génération marquée au fer rouge par la violence d'État »
Depuis fin septembre, les lycéens français manifestent contre leurs conditions d’études et les inégalités sociales et écologiques. Leur mobilisation est réprimée avec une violence policière inédite : plus de 200 blessés, dont des mineurs éborgnés ou mutilés, et des milliers d’arrestations. Un sociologue, lui-même victime d’un tir de LBD à 16 ans en 2007, dénonce une stratégie délibérée de terreur et de mutilation, appliquée désormais à toute une génération. Les armes utilisées (grenades, LBD) et les méthodes (charges violentes, arrestations massives) rappellent les pires épisodes de répression, mais ciblent aujourd’hui des adolescents, y compris dans des villes tranquilles. Les syndicats et associations peinent à réagir avec la même fermeté qu’autrefois, malgré l’urgence. Ce mouvement, à la fois spontané et politique, interroge sur l’avenir de la jeunesse face à un État de plus en plus répressif.