Au Liban, meurtri par Israël, « les écologies résistantes ont activement pris racine »
Au Liban, les bombardements israéliens transforment le sud du pays en zone de désolation : villages rayés de la carte, forêts réduites en cendres, et des milliers d’hectares de terres agricoles ravagées. Pourtant, dans ce chaos, des habitants refusent de partir et inventent des stratégies de survie. Des oliviers millénaires aux troupeaux de chèvres, en passant par des cultures comme le tabac, la vie persiste malgré les bombes, les mines et les incendies. Une anthropologue libanaise, Munira Khayyat, étudie ces « écologies de résistance », où humains, animaux et plantes s’adaptent pour ne pas disparaître. Mais cette résistance a un prix : chaque jour, des vies sont brisées, des écosystèmes anéantis, et l’avenir reste suspendu à un fil.