Au Japon, les populations immigrées dans le viseur de la droite au pouvoir
Au Japon, le gouvernement de droite durcit encore sa politique migratoire, surtout dans la restauration. Les règles pour obtenir un visa de gérant d'entreprise sont devenues si strictes que beaucoup d'immigrés doivent fermer boutique faute de pouvoir réunir 165 000 euros de capital. Des petits restaurants familiaux, tenus depuis des années par des étrangers, disparaissent du jour au lendemain. Pourtant, le pays manque cruellement de main-d'œuvre, avec un taux de chômage quasi nul et des métiers comme la restauration peu attractifs pour les Japonais. La Première ministre Sanae Takaichi, très populaire, campe sur sa position : elle veut réserver ces emplois aux locaux, même si les chiffres montrent que les immigrés comblent des besoins réels.