Avec l’arrêt de « Novaïa Gazeta », la liberté de la presse en Russie vit son chant du cygne
Depuis trois décennies, *Novaïa Gazeta* était le symbole de la presse indépendante en Russie, dirigée par Dmitri Mouratov, lauréat du prix Nobel de la paix. Le journal osait braquer les projecteurs sur les abus du pouvoir, la corruption ou encore les violations des droits humains, malgré les risques. Mais ces derniers temps, une série d’actions menées par les services secrets russes a fini par avoir raison du titre. Résultat : le média historique a dû cesser sa publication à Moscou, comme si on avait éteint la dernière bougie d’un phare dans la nuit. Pour beaucoup, c’est la preuve que la liberté de la presse en Russie s’éteint peu à peu, étouffée par un système qui n’aime pas les questions gênantes.