Recensement au Cameroun: un responsable d’ONG dénonce «une cacophonie générale»
Le Cameroun vient de prolonger de deux mois son quatrième recensement national, censé se terminer fin mai. Mais l’opération tourne au casse-tête : des agents à Douala ont fait grève après dix jours de travail sans avoir touché leur salaire. Philippe Nanga, un responsable d’ONG, parle d’une « cacophonie générale » autour d’un processus pourtant crucial pour le pays. Entre retards, problèmes de paiement et tensions locales, le recensement accumule les couacs. Le gouvernement a finalement signé un décret pour donner un peu d’air à l’opération, mais les dysfonctionnements persistent. La société civile s’interroge : comment un outil aussi important peut-il être aussi mal géré ?