Au Brésil, quand la Seleção joue, c’est l’extase collective ou le traumatisme national
Au Brésil, l’arrivée d’une Coupe du monde transforme les rues en fêtes géantes avant même le premier match. Les voisins s’organisent en quelques heures : guirlandes, drapeaux verts et jaunes partout, même là où ils n’existent pas naturellement. Les façades deviennent des toiles de kitsch, avec des dessins de joueurs déformés ou de ballons, tandis que les tout-petits sont déguisés en stars du foot sans toujours comprendre pourquoi. L’ambiance est électrique, entre excitation et pression collective, car gagner ou perdre peut plonger le pays dans la joie ou le deuil national. Les commerces profitent de l’engouement : écrans géants achetés à crédit, rayons de snacks pris d’assaut, et même les animaux de compagnie se retrouvent en tenue de supporter. C’est une folie organisée, où l’économie locale et les émotions s’entremêlent sans filtre.