"On fait croire qu'ici, c'est dangereux" : après l'attentat de Trappes, des habitants dénoncent un "acharnement" contre leur ville
Trappes, ville des Yvelines souvent associée à des clichés sur l'islamisme, a été le théâtre d’un attentat meurtrier le 23 octobre. Un homme de 39 ans a tué un jeune de 26 ans et blessé quatre autres personnes, expliquant avoir visé des personnes musulmanes ou d’origine africaine et nord-africaine, ainsi que Trappes, qu’il présentait comme un « repaire d’islamistes ». Depuis, les habitants, déjà marqués par des années de stigmatisation, expriment leur peur et leur colère face à cette image déformée de leur ville. Des élus d’extrême droite, comme Jordan Bardella ou Éric Zemmour, ont contribué à forger cette réputation en multipliant les déclarations choc. Pourtant, Trappes reste une commune où la convivialité et les initiatives locales sont bien réelles, loin des généralisations.