Dans les villes soudanaises assiégées, les jardins potagers sauvent de la faim organisée
Au Soudan, la guerre qui dure depuis plus de trois ans a plongé des villes entières dans une famine organisée. À Dilling, une mère de famille, Rayan Hammad, cultive un petit potager devant chez elle pour nourrir sa famille. Ces jardins traditionnels, appelés 'jubraka', deviennent une bouée de sauvetage : ils fournissent des légumes frais et redonnent un peu d’espoir au quotidien. Pour elle, voir pousser ses plants est une preuve que la vie persiste malgré l’horreur. Ces potagers familiaux, souvent méconnus, jouent un rôle clé dans la survie des habitants sous le joug des combats.