Comment l’uranium congolais transite vers la Chine sous les radars
La République démocratique du Congo clame ne pas extraire d'uranium, pourtant des milliers de tonnes de ce minerai stratégique auraient quitté le pays en direction de la Chine sur les vingt dernières années. Une enquête menée par des journalistes et chercheurs met en lumière un trafic discret, presque invisible, qui contourne les radars officiels. Les documents et témoignages recueillis suggèrent que des mines locales, parfois artisanales, alimentent discrètement ce flux vers l'Asie. Les autorités congolaises n'ont jamais reconnu ces exportations, mais les chiffres parlent d'eux-mêmes : 2 000 tonnes, un volume qui pose question sur la gestion des ressources naturelles. Derrière cette apparente contradiction se cache peut-être un réseau complexe de passeurs, de complicités locales et d'opacité internationale.