"C'est la règle, pas l'exception" : Emmanuel Macron abuse-t-il davantage que ses prédécesseurs de son pouvoir de nomination avant la fin de son mandat ?
Emmanuel Macron est accusé par l'opposition de nommer des proches à des postes clés avant la fin de son mandat, une pratique qui n'est pourtant pas nouvelle sous la Ve République. Des figures comme Richard Ferrand au Conseil constitutionnel ou Amélie de Montchalin à la Cour des comptes ont été désignées, suscitant des critiques sur leur proximité avec le président plutôt que sur leur compétence. Ces nominations, souvent perçues comme des 'recasages', visent à verrouiller certains contre-pouvoirs pour l'après-2027, mais restent juridiquement valables. L'opposition dénonce une stratégie de 'fin de règne', tandis que des experts soulignent que cette logique existe depuis des décennies, même si elle est plus visible en fin de mandat.