De l’impossibilité d’être végane et de passer un dîner tranquille
Se mettre à table en Emilie-Romagne quand on est végane relève du parcours du combattant. Entre les pâtes aux œufs, les fromages omniprésents et le saindoux qui se cache partout, même dans un simple sandwich, chaque repas devient une chasse aux ingrédients interdits. Commander devient un exercice de patience : il faut expliquer sans cesse ses restrictions alimentaires, souvent avec des réponses qui vont de l’incompréhension à la pitié. L’autrice raconte comment, après quatre ans de vie végane, chaque dîner reste un moment de tension où il faut négocier chaque plat comme si on jouait à un jeu de devinettes. Les serveurs, parfois surpris, réagissent avec tout un éventail de réactions, du rire poli à la compassion mal placée.