💡 Pourquoi c'est important
Cette affaire interroge sur l’équilibre entre lutte écologiste et respect des procédures judiciaires, dans un contexte où les méthodes policières et les peines encourues peuvent dissuader les mobilisations citoyennes.
🔑 Points clés
- Quatorze militants écologistes arrêtés en avril 2024 pour une action contre une centrale à béton de Lafarge en décembre 2023
- La défense critique une enquête menée par l’antiterrorisme, jugée opaque et irrégulière, avec des méthodes comme l’analyse automatique des plaques d’immatriculation
- Le procureur demande des peines plus lourdes en appel, tandis que Lafarge réclame 276 000 euros de dommages et intérêts à cinq militants relaxés
📝 Résumé
Quatorze militants écologistes ont été arrêtés en avril 2024 après avoir envahi une centrale à béton de Lafarge en décembre 2023 pour dénoncer son impact environnemental. Ils ont été gardés en garde à vue trois jours, certains dans les sous-sols de l’antiterrorisme, alors qu’aucune charge terroriste ne leur était reprochée. Lors de leur procès en appel à Rouen, le procureur a demandé des peines plus lourdes que lors du premier jugement, tandis que la défense dénonce une enquête bâclée et des méthodes contestables, comme l’utilisation irrégulière de fichiers de plaques d’immatriculation. Lafarge, de son côté, réclame encore 276 000 euros de dommages et intérêts à cinq militants relaxés en première instance. Le verdict est attendu le 24 août.