💡 Pourquoi c'est important
Ce métier traditionnel, qui finance des familles entières, illustre les tensions entre préservation du patrimoine et adaptation aux contraintes économiques et environnementales.
🔑 Points clés
- La saliculture artisanale au Bénin repose sur un procédé manuel et naturel, transmis de génération en génération
- Les productrices font face à des défis économiques (coût du bois, saturation du marché) et écologiques (interdiction d'utiliser la mangrove)
- Le gouvernement tente de moderniser la filière avec des projets comme ProSel, mais l'avenir des salicultrices reste incertain
📝 Résumé
Dans un village du sud du Bénin, des femmes perpétuent une #Tradition ancestrale : extraire du sel marin à la main. À Djègbadji, surnommée la "Cité du sel", elles transforment de l'eau de lagune en cristaux dorés sous un soleil écrasant. Leur savoir-faire, transmis de mère en fille, repose sur des techniques manuelles et des outils simples comme des bassines en argile et des noix de palme pour tester la salinité. Mais ce métier, vital pour financer études et besoins familiaux, est menacé par la hausse des coûts et la concurrence du sel industriel. Malgré la fatigue et les aléas climatiques, ces salicultrices refusent d'abandonner, attachées à leur héritage et à leur autonomie économique.