L'Assemblée nationale adopte, en première lecture, une "ordonnance de protection de l'enfant" en cas de suspicion d'inceste ou de maltraitance
L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit une nouvelle mesure pour protéger plus vite les enfants en danger. Le procureur pourra désormais ordonner des protections immédiates (comme éloigner un mineur) dès qu'il suspecte une maltraitance ou un inceste, sans attendre la fin de l'enquête. Cette ordonnance provisoire évite de laisser un enfant dans une situation risquée trop longtemps. Autre changement : un parent qui cherche à protéger son enfant ne pourra plus être poursuivi pour 'non-représentation' pendant la procédure. Une avancée saluée par les associations, qui dénonçaient depuis des années ce piège judiciaire. Le texte doit encore passer par d'autres étapes avant d'être définitivement adopté.