“Gilets jeunes” : la mobilisation des lycéens belges est elle aussi regardée avec mépris
En Belgique, des lycéens manifestent depuis quelques semaines sous le nom de "gilets jeunes", un mouvement inspiré par les gilets jaunes français. Leurs revendications restent floues et leur mobilisation, boostée par les réseaux sociaux, s’accompagne parfois de violences. Comme pour les gilets jaunes, les médias et les autorités ont tendance à les regarder avec mépris, les accusant d’être manipulés ou violents sans chercher à comprendre leur colère. Pourtant, derrière les images de casseurs, il y a aussi des jeunes en difficulté : hausse des frais scolaires, cantines chères, transports publics hors de prix, manque d’enseignants… Sans compter le stress lié au climat ou aux crises économiques. Le problème, c’est que la violence attire plus l’attention que les revendications pacifiques, créant un cercle vicieux où seuls les excès font la une.