La Colombie, pays fracturé en proie aux menaces d’une classe politique pyromane
La Colombie sort d’une élection présidentielle ultra-serrée qui a opposé un candidat d’extrême droite à un représentant de gauche, avec seulement 0,96 point d’écart. Derrière ce résultat, le pays semble plus divisé que jamais : les discours politiques des dix dernières années, portés par des figures comme l’ancien président Uribe ou l’actuel Gustavo Petro, auraient attisé les tensions en transformant l’adversaire en ennemi. Les Colombiens, habituellement résilients, semblent aujourd’hui prêts à justifier la violence ou les attaques personnelles contre ceux qui ne pensent pas comme eux. Même des initiatives locales, comme une campagne municipale, se retrouvent piégées dans cette logique de division.