Face au risque d'avoir des incendiaires dans leurs rangs, comment les sapeurs-pompiers évaluent-ils le profil psychiatrique de leurs recrues ?
Depuis plusieurs années, des cas de pompiers volontaires ayant provoqué des incendies volontaires ont été signalés en France, soulevant des questions sur les méthodes de recrutement. Bien qu’aucun texte n’impose une évaluation psychiatrique systématique, certains services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) ajoutent des entretiens psychologiques ou des questionnaires pour repérer d’éventuels profils à risque. L’objectif n’est pas de traquer des pyromanes, mais de détecter des vulnérabilités ou des comportements suspects, comme une fascination anormale pour le feu ou des troubles psychiatriques associés. Les outils utilisés, comme un questionnaire inspiré de recherches britanniques, restent limités et ciblent surtout les candidats présentant des signes avant-coureurs. Même avec ces précautions, le risque zéro n’existe pas, et les professionnels insistent sur la nécessité de mieux former les encadrants à repérer les signaux faibles sur le terrain.